Table-ronde sur la prise en charge des victimes de violences fondées sur le genre et de violences conjugales

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Le Bureau d’information du Parlement européen a organisé à Paris, le vendredi 24 novembre, une table-ronde avec la députée européenne Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy (S&D), co-rapporteure sur l’adhésion de l’Union européenne à la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, afin de faire le point sur la prise en charge et l’accompagnement des victimes de violences en France et dans l’Union européenne.

La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (dite Convention d’Istanbul) est le premier instrument international juridiquement contraignant sur les violences faites aux femmes et érige des standards minimums en matière de prévention, de protection des victimes et de poursuite.

Enjeux de la mise en œuvre de la Convention d’Istanbul

Un tiers des femmes de l’Union européenne a déjà été victime, au moins une fois dans sa vie d’adulte, de violence physique ou sexuelle, selon un rapport de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne publié en 2014. Selon ce dernier, 20 % des femmes ont fait l’objet d’un harcèlement en ligne, tandis qu’une femme sur vingt a été violée et que plus d’une femme sur dix a subi une violence sexuelle impliquant l’utilisation de la force.

Face à ces chiffres alarmants, le Parlement européen a adopté, le 12 septembre 2017, un rapport sur l’adhésion de l’Union européenne à la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique. Dans leur rapport, les députés demandent à la Commission et au Conseil d’exhorter tous les États membres à ratifier la Convention et à assurer la mise en œuvre de ses recommandations, notamment dans la prévention des violences et la prise en charge des victimes.

La table-ronde du 24 novembre a été l’occasion de faire le point sur la prise en charge et l’accompagnement des victimes de violences en France et dans l’Union européenne en présence notamment des personnalités, associations et ONG suivantes : Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy députée européenne (S&D, France), Anne Sannier, avocate au Barreau de Paris spécialisée en droit de la famille, Annie Garcia, Conseillère technique à la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences, Michèle Vitrac-Pouzoulet, Conseillère municipale de Sartrouville, l’AFED, Amnesty international, l’Association des Femmes de l’Europe méridionale, la CLEF, le Collectif Hubertine Auclert, En avant toutes, Femmes pour le dire, Femmes pour agir, le GISTI , le Groupe SOS, IRTS Paris, la Maison des Femmes de Saint-Denis, l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes, le Planning familial, le Secrétariat général des Affaires européennes et Solidarité Femmes.

http://www.europarl.europa.eu/france/fr/les-dialogues-legislatifs/violences_faites_aux_femmes.html

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