La dot exagérée

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Par définition, la dot est sous entendue comme l’ensemble des biens que le jeune homme ou la famille de celui – ci transmet à la famille de la jeune fille avant de prendre cette dernière en mariage, ceci peut être à titre symbolique que ça se passe.

Mais hélas, qu’est ce que nous remarquons aujourd’hui dans beaucoup des familles à Kinshasa?
La dot qui est une cérémonie très importante avant le mariage, commence par perdre son sens. Plusieurs parents considèrent leurs filles comme des marchandises pouvant être vendues plus chères.

Raison pour laquelle actuellement les gens aiment beaucoup plus avoir des files que des garçons dans leurs foyers, ayant l’idée en tête d’avoir beaucoup d’argents plus tard lorsqu’un jeune homme quelconque se présentera pour demander la main de la fille.

Sur ce, la dot au Congo, particulièrement est dans la ville province de Kinshasa et non au village où on respecte bien la coutume, on peut dire qu’elle est exagérée; disons même que les parents vendent leurs filles à un prix élevée ou exagéré.

A titre illustratif chez les Bakongo actuellement pour marier sa fille à Kinshasa et non au village où jusqu’à présent la dot garde son vrai sens et où la coutume est toujours respectée c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’exagération lorsqu’on va demander la main d’une fille; bien sûr on demande quelques biens mais juste à titre symbolique.

Par exemple, un sac de sel et sucre, 2 houes, 2 machettes pour permettre aux parents de faire le champ et une petite somme d’argent, une lampe à tempête et quelques casiers de boisson locale.

Par contre à Kinshasa, on peut demander une enveloppe voir même de plus de deux milles dollar (2.000$) , un sac de sel, un sac de sucre, un costume + chaussure pour le papa, une pièce de pagne super wax pour la maman, 2 houes, 2 machettes, un foulard pour terminer on peut également citer la grosse marmite appelée communément « Ma Famille » , une couverture en laine, une lampe tempête communément appelée (COLEMAN) et quelques casiers de bières pour la soirée.

La vie étant devenue ce qu’elle est, voyant toutes ses conditions, tous les hommes ne sont pas en mesure de se procurer de cette somme d’argent. Ils choisissent le raccourci communément appelé à Kinshasa (NZELA MUKUSE) en rendant les filles grosses pour qu’en fin on les acheminent où habitent les auteurs de leur grossesse jusqu’à ce qu’elles vont accoucher et d’autres y demeurent à Kinshasa chez les jeunes filles âgées de 14 à 25 ans qui ont 2 enfants chez leurs parents surtout dans les communes suivantes : Kinshasa, Barumbu et Lingwala.

Par rapport toujours à l’exagération de la dot qu’on vient de parler ci – haut d’autres filles aussi peuvent rester longtemps à attendre et n’est plus avoir un homme pour venir demander sa main chez ses parents pour le mariage.

Et le fait pour une femme de rester longtemps dans une situation pareille sans ressources, sans mari et le besoin de l’argent étant naturel. Elle peut facilement pour celle qui n’est pas moralement forte se livrer à la prostitution pour qu’en retour on lui paye de l’argent afin de trouver de quoi se nourrir, se vêtir et payer le loyer pour celle qui est locataire selon le dialogue avec une prostituée.

Que les parents puissent revoir leur façon de facturer les hommes qui viennent chercher
leurs filles en mariage, car en exagérant sur la dot demandée ils risquent de rester avec
des grandes filles à la maison sans mari.

Fanfan NDONGANI BIDI (Cyrille)

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