La Belgique pionnière de la lutte contre les diamants de conflits

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La Belgique pionnière de la lutte contre les diamants de conflits

Le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ouvre aujourd’hui, au Palais d’Egmont à Bruxelles, la session plénière annuelle du Processus de Kimberley. Le Processus de Kimberley est la plateforme mondiale de lutte contre le commerce des diamants de conflit.

Il y 74 pays qui supportent le processus Kimberley. Ces pays ne peuvent pas échanger avec des non-membres. En décembre de 2006, il y avait seulement 2 pays dans les sanctions du processus Kimberley, c’est-à-dire un pays ou les membres qui supportent le processus Kimberley ne peuvent pas faire du commerce avec. Ces pays étaient le Côte d’Ivoire et la Liberia. Maintenant ces deux pays sont des membres.

La plénière, qui se tient sous la présidence de l’Union Européenne et avec le soutien de la Belgique, réunira tout au long de la semaine l’ensemble des pays participants, des représentants de l’industrie ainsi que des organisations de la société civile à un moment important pour le commerce mondial des diamants. Pour le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le Processus de Kimberley s’est révélé être un partenariat réussi et efficace entre les autorités publiques, l’industrie et la société civile à travers la planète pour éviter que les diamants de la guerre ne se mêlent au commerce légitime de diamants bruts. Mais les défis évoluent et un travail important reste à faire, non seulement pour éradiquer complètement les diamants de conflit, mais aussi pour inscrire le secteur du diamant dans la voie de la transparence et de la durabilité.

En raison de l’importance d’Anvers dans le commerce des diamants, notre pays a été l’un des pionniers du mécanisme de certification du Processus de Kimberley. Depuis ses débuts en 2002, il a permis de brider considérablement le commerce des diamants de conflit. La part des diamants de conflits dans le commerce mondial des diamants bruts est passé de 15% à l’époque à 0,2% aujourd’hui. Le processus de réforme en cours doit permettre d’aller plus loin, en ancrant une logique de durabilité, d’inclusivité et de dialogue dans toute la chaîne de l’extraction et du commerce du diamant brut.

Cette volonté d’élargir le débat sur la gestion des richesses naturelles avait amené l’année dernière à l’organisation de la première « African Diamond Conference ». Cette conférence avait réuni à Bruxelles, à l’initiative de l’Antwerp World Diamond Council (AWDC) et du SPF Affaires étrangères, 15 pays africains producteurs de diamants. Didier Reynders se réjouit à cette occasion de l’intérêt marqué par l’Afrique du Sud pour poursuivre cette initiative et organiser l’année prochaine, avec le soutien de la Belgique et de l’AWDC, une seconde édition de cette conférence afin de renforcer le dialogue avec les pays africains producteurs de diamants.

La lutte contre les diamants de sang et les efforts en faveur de la bonne gouvernance mondiale du secteur des diamants s’inscrivent dans le cadre de l’engagement continu de la Belgique pour donner forme au débat mondial sur les ressources naturelles, souvent lié aux questions de paix et de sécurité. Le mandat au Conseil de sécurité en 2019-2020 offrira à notre pays une nouvelle opportunité pour poursuivre ses efforts pour placer la transparence et la durabilité au centre de la gestion des ressources naturelles.

Source : SPF Affaires Etrangères

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